- Editeur(s) : Indie Boards & Cards
- Auteur(s) : Sydney Engelstein, Nick Little (I), Kevin Riley, Dávid Turczi
- Artiste(s) : Douglas Duarte, Gong Studios, Nio Mendoza, Simon Pape
- Nombre de joueurs : 1–4
- Durée de partie : 60 Min
- Difficulté BGG : 3.00
C'est quoi ?
Aeon’s End : Le Commencement est un jeu de cartes coopératif de deck-building pour 1 à 4 joueurs, jouable en environ une heure. Cette nouvelle boîte est entièrement autonome, mais son contenu peut également être combiné avec les autres jeux de la gamme Aeon’s End.
Comment on joue ?
Un ordre du tour complètement imprévisible
L’une des grandes particularités d’Aeon’s End est son ordre du tour aléatoire.
Au lieu de jouer simplement chacun votre tour, un paquet de cartes détermine qui va agir ensuite. Il peut s’agir d’un joueur… ou de la Némésis.
Phase 1 : lancer ses sorts
Au début de votre tour, vous pouvez lancer les sorts précédemment préparés sur vos Brèches.
Les sorts constituent votre principale source de dégâts et permettent également, selon les cartes, de produire différents effets supplémentaires. Le petit twist, c’est qu’un sort ne peut généralement pas être lancé immédiatement après son acquisition. Il doit d’abord être préparé sur une Brèche.
Phase 2 : jouer ses cartes et préparer l’avenir
Après avoir lancé vos sorts, vous pouvez réaliser différentes actions dans l’ordre de votre choix.
Jouer des gemmes
Les gemmes permettent principalement de produire de l’Éther, la ressource utilisée pour acheter de nouvelles cartes.
Jouer des reliques
Les reliques proposent différents effets immédiats.
Acquérir de nouvelles cartes
Avec votre Éther, vous pouvez acheter de nouvelles cartes disponibles dans la réserve.
On retrouve trois grandes familles :
- les Gemmes, pour générer davantage de ressources ;
- les Reliques, pour profiter d’effets immédiats ;
- les Sorts, pour infliger des dégâts et déclencher différents effets.
Phase 3 : défausser et piocher
Une fois vos actions terminées, les cartes jouées sont placées dans votre défausse.
Et c’est ici que le système devient particulièrement intéressant : vous choisissez l’ordre dans lequel vous les défaussez. Lorsque votre deck sera épuisé, vous retournerez simplement votre défausse pour créer votre nouveau paquet.
Le tour de la Némésis
Lorsque la carte d’ordre de tour de la Némésis apparaît, c’est évidemment beaucoup moins drôle.
La Némésis pioche une carte de son deck et applique son effet.
Les attaques
Elles produisent immédiatement leur effet et peuvent infliger des dégâts aux joueurs ou à Gravehold.
Les serviteurs
Ils restent en jeu et peuvent devenir une menace supplémentaire qu’il faudra gérer avant qu’ils ne deviennent incontrôlables.
Les pouvoirs
Ils se déclenchent généralement après plusieurs tours si les joueurs ne trouvent pas un moyen de les neutraliser.
La nouveauté : les Amis et ennemis
Le Commencement introduit le module Amis et ennemis.
Au début de la partie, un Ami et un Ennemi peuvent être ajoutés à la table, chacun disposant de son propre plateau et de son petit deck de quatre cartes. Lorsqu’une carte Ami ou Ennemi est révélée, le personnage correspondant active la carte située sur le dessus de son deck.
Fin de partie
Pour gagner, vous devrez réussir à vaincre la Némésis avant que :
- Gravehold ne soit détruite ;
- ou que tous les joueurs ne soient épuisés.
C'est bien ?
Avec ce stand-alone d’Aeon’s End, vous ne serez pas dépaysé. Le jeu conserve son identité immédiatement reconnaissable : le deck-building sans mélange de la défausse, l’ordre des tours aléatoire entre les joueurs et la Némésis, les Brèches, les sorts et les pouvoirs, etc.
Le système est toujours aussi solide et efficace, entre la planification des sorts, l’achat de cartes parmi les gemmes, les reliques et les sorts, et cette coopération toujours aussi tendue contre les Némésis. Aeon’s End : Le Commencement fonctionne toujours aussi bien comme jeu coopératif. Vous devez constamment surveiller l’état de Gravehold, les menaces présentes sur la table, les cartes qui vont revenir dans les decks des autres joueurs et les dégâts potentiels de l’équipe. C’est un véritable jeu d’équipe : impossible de jouer chacun dans son coin sans communiquer avec les autres.
Du côté des nouveautés, le module Amis et ennemis apporte de nouvelles compétences et menaces selon les cartes révélées. Cela ajoute de nouvelles interactions tactiques et vient pimenter la gestion de ces alliés et ennemis secondaires.
Le jeu propose également une aventure narrative autour des origines de Gravehold. Au fil de votre progression, vous ouvrez de nouveaux paquets et enveloppes qui viennent enrichir progressivement le contenu disponible.
Du côté des défauts, on pourrait reprocher à cet Aeon’s End : Le Commencement de rester assez classique dans ce qu’il propose. Si vous connaissez déjà Aeon’s End, vous serez immédiatement en terrain connu. Le module Amis et ennemis apporte bien une petite surcouche de règles et de nouvelles possibilités de manipulation, mais rien de particulièrement complexe ou révolutionnaire.
Comme dans les précédents Aeon’s End, la mise en place du marché et des différents paquets de la Némésis prend également un peu de temps. Enfin, la partie narrative reste assez basique et vous obligera à enchaîner les parties avec le même groupe si vous souhaitez découvrir progressivement le contenu caché dans les différentes enveloppes.
Aeon’s End : Le Commencement reprend donc l’excellent système de deck-building coopératif de la série, avec son idée toujours aussi brillante de ne jamais mélanger son paquet afin de pouvoir anticiper précisément ses futures mains. Cette nouvelle boîte autonome enrichit la formule avec une aventure narrative, des enveloppes à ouvrir et le module Amis et ennemis, même si, dans l’ensemble, l’expérience reste assez classique pour les habitués de la série.
Mon avis sur Aeon’s End : Le Commencement
Les plus
- Un deck-building toujours aussi efficace
- Le système de défausse sans mélange
- Des combats contre les Némésis tendus
- Une vraie coopération entre les joueurs
- Du contenu à découvrir progressivement
Les moins
- Une formule qui reste assez classique pour les habitués de la série
- Une boîte plus dense que les précédentes pour découvrir la série
- Le mode narratif reste léger
- La mise en place
